ARDEAR

Le réseau des ADEAR en lien avec plusieurs structures du réseau InPACT Centre (AFOCG 45, Solidarité Paysans, BioCentre, Terre de Liens, CIAP CVL) lancent un projet ARPIDA (Animation régionale des partenariats pour l’innovation et le développement agricole) dont l’objectif est de “développer, capitaliser et diffuser les connaissances sur les modes de transmission et de reprise innovants pour favoriser et faciliter les transmissions en région Centre-Val de Loire.

Ce projet est d’une durée de deux ans à partir de juillet 2019. Il a pour objectif de valoriser les transmissions réussies, les territoires innovants en terme de transmission, de définir un cadre d’accompagnement partagé entre structures et de développer les outils pertinents pour permettre le renouvellement des générations agricoles.

Le premier comité de pilotage (COPIL) a eu lieu le mardi 3 décembre à Blois. Il sera suivi d’une réunion du comité de suivi et d’évaluation (CSE) ouvert aux partenaires extérieurs travaillant sur les questions de transmissions agricoles (chambres d’agriculture, l’université de Tours, la MSA, les CUMA, le conseil régional, la DRAAF, les banques, la SAFER, les coopératives agricoles...)

Contact : Sophie Lebrou : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 02 54 43 32 94

A l’occasion de la clôture de SPEAL II (Sélection participative des espèces annuelles et ligneuses), projet régional coordonné par l’INRA d’Orléans SPEAL et financé par le Conseil régional dans le cadre du dispositif recherche-innovation, l’ARDEAR Centre-Val de Loire a organisé le 25 juin 2019 une rencontre régionale sur les semences paysannes dans la ferme d’Orvilliers, d’Adrien et Benjamin Pelletier à Broué en Eure-et-Loire (28).

Adrien Pelletier sélectionne et créé depuis 10 ans des variétés de blés pour la production en AB, qui sont transformés en farine à la ferme, et panifiées sur place puis vendues à la boulangerie également intégrée à la ferme. Par ailleurs, une plate-forme d’agroforesterie est développée sur la ferme.

Plus de 40 personnes sont venues le 25 juin pour s’informer sur les semences paysannes, découvrir la dynamique régionale de sélection participative et visiter les plateformes de sélection des blés et des arbres pour l’agroforeterie : des scientifiques de l’INRA, des citoyen.nes investi.es dans une association locale, des paysan.nes des différents départements de la région Centre et de régions voisines qui réfléchissent à leurs pratiques, des porteurs de projet à l’installation à la recherche d’expériences et de connaissances, des artisans-boulangers, les salariées des structures d’accompagnement impliquées (ARDEAR et ADEAR des 6 départements).

Cette rencontre fut aussi l’occasion de réfléchir collectivement aux perspectives de développement des semences paysannes et produits issus de ces semences, notamment à travers la structuration de la maison des semences paysannes régionale…

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Grâce au dispositif de financement régional Innovation – Agroécologie, nous avons pu lancer cette année un nouveau programme d’actions pour structurer une Maison des semences paysannes régionale

Pourquoi une Maison des semences paysannes ? Pour formaliser une organisation collective permettant la protection des semences paysannes et de la sélection paysanne, et favoriser échanges de semences et les partages de savoir-faire au niveau local malgré un cadre réglementaire défavorable.

L'intérêt d'une organisation régionale ? Permettre de suivre et échanger un plus grand nombre d’espèces et de variétés, pouvoir mutualiser et capitaliser des savoirs et des pratiques entre les collectifs locaux, être plus forts faces aux organisations qui veulent imposer une approche unique et réglementée de la production de semences, mener une réflexion collective sur les enjeux, construire des outils partagés, mieux protéger et faire reconnaître le travail de sélection des paysans, obtenir des moyens humains et financiers pour l’appui-accompagnement des paysans et collectifs locaux…

Les travaux ont commencé en cours d’année, avec notamment un état des lieux réalisé par Solenne Galais, en stage à l’ARDEAR CVL de juin à septembre 2019.

Une nouvelle avancée de la réflexion collective se fera le 17 décembre prochain, grâce à une journée de travail RÉGIONALE sur la Structuration de la Maison des semences paysannes (MSP) du Centre-Val de Loire organisée par l’ARDEAR CVL à Romorantin.

Ce temps collectif réunissant paysans et animateurs des collectifs permettra de définir les règles d’une organisation collective concrète, permettant d’encadrer et de sécuriser le travail de sélection par les paysans et la diffusion des semences paysannes en région Centre VL.

Cette dynamique régionale s’appuie évidemment sur les expérimentations et résultats des groupes locaux, dont l’ARDEAR appuie les travaux…

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Face à l’appauvrissement accéléré de la biodiversité cultivée et au changement climatique, les semences paysannes constituent un formidable levier d’autonomisation des exploitations et des agriculteurs et développement de l’agro-écologie dans les fermes.

Issues de populations dynamiques sélectionnées et multipliées par et pour les paysans dans leurs champs, les semences paysannes sont capables de s’adapter aux conditions pédo-climatiques locales. En outre, les variétés paysannes sont à l’origine de produits de grande qualité à haute valeur ajoutée, commercialisables en circuits de proximité.

La question des semences est donc au cœur du projet d’agriculture paysanne, et constitue un volet important de notre accompagnement.

Au cours des derniers mois, le travail mené à l’ARDEAR et dans le réseau des ADEAR en 2019 a permis de consolider les actions en cours, et d’ouvrir des perspectives de développement pour les semences paysannes et produits issus de ces semences.

Outre les rencontres de collectifs locaux autour de la sélection des blés ou des maïs population, animées par les ADEAR départementales, une rencontre régionale a eu lieu au mois de juin, et plusieurs programme d’action régionaux ont été lancés cette année.

Contact : Elodie Baritaux : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. / 02 54 43 32 94

Le stage « paysan créatif » est une formation d'un an qui permet au stagiaire de s'installer progressivement à son compte. Porté par l'ARDEAR depuis 2017 et depuis 2020 par la CIAP Centre-Val de Loire, ce cursus comprend 210 heures de théorie et 1 617 heures de pratique. Elle vise à donner aux futurs paysans les bases pour monter leur ferme et adopter une posture d'entrepreneur.

Avec cette formation, les porteurs de projet bénéficient pendant un an du statut de « stagiaire de la formation professionnelle », ce qui leur permet de toucher une indemnité versée par le Conseil régional ou par Pôle emploi. 

Le taux de réussite est convaincant, puisque, sur la première promotion à ce jour, 50 % des stagiaires se sont installés, 40 % sont retournés à un emploi agricole ou hors agricole. 10% sont en cours de modification de la temporalité de leur installation.

80 % des stagiaires ne sont pas originaires du monde agricole.

Des bénéfices moins quantifiables s'ajoutent à ces chiffres encourageants. L'accès au foncier est facilité par le fait d'être identifié sur le territoire comme futur professionnel qui fait ses preuves au quotidien dans le réseau local. Les liens créés en amont de l'installation sont un vrai soutien pour le reste de la vie de l'exploitation et contribuent à sa pérennité.

Ce dispositif se veut complémentaire du cursus classique de l'installation agricole. Il concerne bien sûr les reprises d'exploitations existantes, mais s'adresse surtout à des projets créatifs, où le jeune ne met pas forcément ses bottes dans les pas du cédant.

Pour plus d'informations prendre contact auprès de la CIAP Centre-Val de Loire au 02 54 43 32 94

 

Vous avez-envie d'en savoir plus sur les statuts agricoles ?

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Un incubateur de fermes pour faciliter l’installation et la transmission près de chez vous !

Face à la diminution du nombre de fermes sur les territoires et à l’arrivée de nouveaux profils de candidats à l’installation agricole (hors cadre familiaux, non issus du monde agricole et rural...), il est important d’apporter des dispositifs innovants, créatifs pour faciliter l’accès au métier d’agriculteur et permettre des transmissions.

Le réseau des ADEAR Centre-Val de Loire, la Confédération paysanne du Centre, Terre de Liens Centre, InPACT 37, l’ADAR Civam et l’AFOCG 45 s’est réuni depuis mars 2017 pour constituer la CIAP Centre Val de Loire, Coopérative d’installation en agriculture paysanne.

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La CIAP est un outil à la pré-installation agricole, dont l’ambition est de faciliter des installations et des transmissions en agriculture paysanne sur le territoire permettant l’installation créative ou la reprise de façon progressive et sécurisée par un accompagnement rapproché, de la formation de terrain et le test d’activité en situation réelle.

La CIAP propose le dispositif « stage paysan créatif » pour monter en compétence dans l’entrepreneuriat agricole (cf onglet "stage paysan créatif") et le portage d'activité qui offre la possibilité d’avoir son activité agricole « hébergée » pour commercialiser et tester son projet en situation réelle (cf onglet "les EAE dans la CIAP") avec des possibilités d’investissement. Elle propose un accompagnement par des animateurs de structures de développement agricole expérimentés, des experts techniques et économiques et un réseau de paysans installés sur le territoire.

La CIAP CVL a été créée lundi 25 juin 2018 à la ferme de la Guilbardière à Monthou-sur-Bièvre. Le capital social de la société s’élève à 15.950 € et regroupe 71 sociétaires : paysans, citoyens, organisations professionnelles agricoles, associations en faveur de l'environnement ou de l'économie sociale et solidaire. Le capital est ouvert aussi aux collectivités. La CIAP est une Coopérative d’Activité et d’Emploi en statuts SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) qui s'appuie sur le principe : une personne = une voix. Elle est constituée d'un conseil coopératif de 15 sociétaires qui définit les grandes orientations et d'un directoire de 5 personnes qui fait vivre au quotidien la structure.  Il s’agit donc d’un projet multipartenarial où chaque personne, chaque sociétaire, a une voix au projet pour participer au renouvellement des générations agricoles en région Centre-Val de Loire.

Pour plus d'informations, merci de contacter Sophie Lebrou, salariée CIAP au 02 54 43 32 94

Catalogue de formations

Le réseau des ADEAR lance son nouveau catalogue de formations pour des agricultures paysannes 2019/2020.

Paysans, paysannes, acteurs, actrices du monde rural, nous avons prévu la mise en place d'environ 50 actions de formation ouvertes à toutes et tous de septembre 2019 à juin 2020.

L’inscription et la demande de renseignements d'une formation s’effectuent auprès de chaque fomateur.trice-responsable de stage.

En 2018, plus de 932 heures de formations ont été dispensées par les ADEAR de la région et suivies par 400 stagiaires.

 

 
ou téléchargez le catalogue dans son intégralité :
 
 
 

Des formations certifiées QUALICERT VIVEA : un gage de qualité

 

Pour mieux accompagner les producteurs, le réseau des ADEAR Centre-Val de Loire s'est engagé dans une démarche qualité, en répondant aux exigences du référentiel QUALICERT "Des engagements certifiés pour la Formation des entrepreneurs du vivant". A travers ce référentiel, l'ARDEAR Centre-Val de Loire s'engage à :
- Proposer des formations construites à partir du recueil et de l'analyse des besoins des agriculteurs,
- Produire une offre de formation facilement accessible aux professionnels,
- Mettre en œuvre des méthodes de formation adaptées aux attentes des stagiaires, et assurées par des formateurs et des intervenants compétents et pédagogues,
- Réaliser une évaluation systématique auprès des stagiaires de la satisfaction et des acquis,
- Respecter les procédures du financeur VIVEA.
Le référentiel de certification de services peut-être obtenu ou consulté sur le site de SGS en cliquant ICI. (www.sgsgroup.fr)

 

Devenez donateur et permettez aux 6 ADEAR
de développer l’agriculture paysanne.

Le réseau des ADEAR du Centre-Val de Loire pour le développement de l’emploi agricole et rural est fort de 6 associations départementales et d’une structure régionale qui défendent les valeurs de l’agriculture paysanne.

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Pourquoi donner ?

Afin de permettre aux 6 ADEAR de mener des actions concrètes initiées par des paysans :
- Sensibiliser les citoyens aux enjeux de l’agriculture paysanne
- Aider à la réalisation de diagnostics « agriculture paysanne » sur leurs fermes
- Accompagner les paysans dans le changement de leurs pratiques agricoles
- Permettre l’installation de nouveaux paysans
- Faciliter la transmissibilité des fermes

Vous pouvez soutenir l'ADEAR de votre choix !

A quoi servent vos dons ?

- Promouvoir l’agriculture paysanne auprès des paysans(ne)s, des porteurs de projet, des citoyens(ne)s.
- Permettre l’accompagnement vers l’installation et la transmission des fermes.
- Protéger l’eau et les sols, ressources précieuses dont la qualité est mise en péril par des techniques de cultures industrielles et par l’utilisation abusive des intrants chimiques.
- Maintenir le dynamisme dans les territoires agricoles.
- Développer les liens sociaux entre les acteurs du monde rural.
- Redonner à l’agriculture son rôle social, économique et écologique.

Le projet :

Mettre en œuvre concrètement le projet d’agriculture paysanne via des actions permettant à des paysan(ne)s nombreux de vivre de leur travail dans le respect de la nature et en dialogue avec la société.
Constituées de paysan(ne)s et d’autres acteurs du monde rural, les ADEAR accompagnent les agriculteurs qui veulent améliorer leurs pratiques de travail avec la nature, développer l'autonomie de leur ferme, la qualité de leurs produits ou diversifier leurs activités afin d’avoir un revenu suffisant sans consommer trop de surface.
Les ADEAR accompagnent aussi les futurs paysans issus ou non du milieu. Pour cela les ADEAR proposent différents moyens : le tutorat, les formations, la mise en relation avec des paysans qui partent en retraite et ne veulent pas que leurs fermes aillent à l’agrandissement d’exploitations agricoles voisines.

Association reconnue d’intérêt général :

L’ARDEAR est reconnu d’intérêt général, à ce titre nous pouvons faire des reçus fiscaux.
Exemple : un don de 100€ donne droit à une réduction d’impôt de 60%. Il ne vous coûtera que 34€

Votre don est sécurisé :

HelloAsso est une plateforme 100% sécurisée. Grâce au cryptage SSL des données bancaires, vous êtes assuré de la fiabilité de vos transactions.
Comment le vérifier ? Dès que l'adresse de cette page commence par https:// vous avez la garantie que l'espace est sécurisé.
L'équipe d'Hello Asso est à votre disposition pour répondre à toutes vos questions au 01 43 63 83 83.

 

Foire aux questions

Comment est née l’agriculture paysanne ?

Crée en 1984, la Fédération des ADEAR a réuni les paysans de la Confédération paysanne pour proposer un modèle agricole permettant à des paysans nombreux de vivre décemment de leur travail.

Ces groupes de travail, s'appuyant sur l'expérience et les savoirs des paysans et en partenariat avec des chercheurs, ont abouti en 1998 lors du colloque de Rambouillet à la création d'une Charte de l'Agriculture Paysanne.

Qu’est-ce que l’agriculture paysanne ?

L’agriculture paysanne est une approche globale qui s’oppose au modèle productiviste et qui promeut une agriculture respectueuse de l’environnement et des Hommes, économiquement viable et proche des consommateurs. Plusieurs années de travail entre paysans et chercheurs ont permis d’aboutir en 1998 à la formalisation d’une charte de l’agriculture paysanne. 3 dimensions clés déterminent l’agriculture paysanne :

  • La dimension sociale qui implique une solidarité entre agriculteurs et qui permet à chacun de pouvoir vivre décemment de son activité agricole.
  • La dimension économique qui induit que l’activité du paysan soit économiquement viable.
  • Le respect des consommateurs et de la nature qui est la condition sine qua non pour garantir une alimentation saine et préserver la biodiversité.

10 principes fondamentaux permettent au paysan de positionner ses pratiques vis-à-vis de celles valorisées par l’agriculture paysanne.
Les 10 principes tels qu’ils sont présentés dans la charte de l’agriculture paysanne sont :

  1. Répartir les volumes de production afin de permettre au plus grand nombre d’accéder au métier et d’en vivre.
  2. Être solidaire des paysans des autres régions d’Europe et du monde.
  3. Respecter la nature.
  4. Valoriser les ressources abondantes et économiser les ressources rares.
  5. Rechercher la transparence dans les actes d’achat, de production, de transformation et de vente des produits agricoles.
  6. Assurer la bonne qualité gustative et sanitaire des produits.
  7. Viser le maximum d’autonomie dans le fonctionnement des exploitations agricoles.
  8. Rechercher les partenariats avec d’autres acteurs du monde rural.
  9. Maintenir la diversité des populations animales élevées et des variétés végétales cultivées.
  10. Raisonner toujours à long terme et de manière globale.

Enfin, la charte de l’agriculture paysanne présente, à travers 6 thèmes clés, les conditions concrètes d’application de ses principes. Ces 6 thèmes sont :

  1. Le travail avec la nature
  2. La qualité des produits
  3. Le développement local et la dynamique territoriale
  4. L’autonomie
  5. La répartition des volumes et des moyens de production
  6. La transmissibilité

L’agriculture paysanne, est-ce un label ?

Non, l’agriculture paysanne ne se traduit pas par un label commercial. C’est une démarche qui invite l’agriculteur à interroger ses pratiques actuelles en vue de tendre vers un modèle respectueux de la nature, des hommes et économiquement viable.

La transparence vis-à-vis du consommateur fait partie de la démarche d’agriculture paysanne et les labels peuvent être un bon moyen d’y parvenir. D’autres initiatives peuvent aussi amener à davantage de transparence pour le consommateur. L’ouverture de sa ferme au public, la collaboration avec d’autres paysans ou le partage de ses bonnes pratiques participent aussi à cet effort de transparence

Pourquoi est-ce important d’avoir des paysans nombreux ?

C’est important d’un point de vue économique et social : sur la même surface totale, un plus grand nombre de fermes permet de produire plus de valeur ajoutée qu’une seule grande ferme et représente plus d’emplois.

C’est aussi important pour le monde agricole, cela leur permet de bénéficier d’un service agricole commun et de pouvoir s’associer à d’autres pour faire des économies en achetant du matériel groupé ou pour se dégager du temps libre, pour s’entraider, pour pouvoir un jour transmettre leur ferme.

Et du point de vue du citoyen, cela maintient un tissu rural vivant et un lien humain entre les consommateurs et les producteurs !
Or le modèle agricole actuel conduit à la diminution du nombre de fermes en ne soutenant que l’agrandissement et l’industrialisation de l’agriculture.
Les chiffres du dernier recensement sont frappants : En 10 ans 1 ferme sur 4 a disparu, 200 fermes disparaissent chaque semaine.

Rachetées par de grandes exploitations agricoles ou destinées à l’urbanisation, ces terres sont perdues pour l’agriculture paysanne.

Paysan... Comme au moyen-âge ?

Bien au contraire ! L’agriculture paysanne vise à produire suffisamment de ressources pour répondre au besoin du territoire dans un souci d’efficacité économique et de respect de l’environnement. Pour y parvenir, les paysans ont choisi de revenir aux fondamentaux de l’agronomie.

A contrario, les pratiques productivistes engendrent une forte dépendance aux industriels, sont néfastes pour la biodiversité et ne permettent pas de produire des aliments sains.

 

Fêtes et événements

Des événements pour sensibiliser
à l’agriculture paysanne

thumb ardear-fetes-evenements1Cafés paysans, visites de fermes ou fêtes paysannes sont organisés dans les départements, pour que les paysannes et les paysans présentent leur travail, leurs valeurs et échangent avec les visiteurs, agriculteurs et consommateurs.

Les actions de sensibilisation à l’agriculture paysanne se multiplient dans les départements de la région Centre – Val de Loire. L’objectif général est de montrer qu’il existe des modes d’agriculture alternatifs en place depuis de longues années, preuve de leur efficience. Les formes des événements sont différentes selon le public visé, lycéens agricoles ou consommateurs.

Les cafés paysans

Ces rendez-vous invitent les consommateurs à rencontrer un ou plusieurs intervenants, issus de l’agriculture paysanne, qui présentent la thématique du jour, comme par exemple la PAC, les semences paysannes ou encore la transmission. Les participants, entre 20 et 60, posent ensuite leurs questions, débattent, échangent…
Les discussions sont toujours riches et permettent aux personnes présentes de mieux comprendre les enjeux de l’agriculture paysanne et leur rôle en tant que consommateur dans son évolution.

thumb ardear-fetes-evenements2Les visites de fermes

Les ADEAR organisent régulièrement des visites de ferme ou des demi-journées d’information à destination des lycéens agricoles, pour les sensibiliser aux principes de l’agriculture paysanne. Ils découvrent des modes de culture ou d’élevage alternatifs et une économie différente de celle qu’ils connaissent.

L’autre temps fort des actions de sensibilisation : la fête paysanne, organisée dans chaque département. 

 

 

Interview

Nathalie Deverre, citoyenne membre de l’ADDEAR 41
«  Participer à l’organisation des fêtes paysannes, c’est défendre, aux côtés des paysans, un autre modèle de société. »
Pourquoi avez-vous participé à l’organisation de divers événements, dont la fête paysanne du Loir-et-Cher ?
Pour moi, participer à l’organisation des fêtes paysannes, c’est défendre, aux côtés des paysans, un autre modèle de société.
En tant que consommatrice, je peux discuter peut-être différemment avec les personnes qui viennent à ces événements, et qui ont envie d’en savoir plus. J’apporte mon regard de citoyenne, je peux aborder les a priori d’une autre manière…

Témoignage

Sandie Floquet, paysanne, administratrice de l’ADEAR 18 et de l’ARDEAR
«  Cette fête paysanne connaît une forte fréquentation et  de beaux échanges. »
Sandie Floquet, céréalière en conversion AB récemment installée sur la ferme familiale, a participé à l’organisation de la fête paysanne du Cher en 2015. Trois sites proches étaient ouverts au public : la ferme de Sandie et celle de sa sœur Justine (élevage caprin et ovin), un élevage de bovins allaitants, et une exposition d’artisanat d’art local. Cette fête a été un véritable succès, avec une forte fréquentation des 3 sites et de beaux échanges.
« Discuter avec des personnes qui ne sont pas du milieu agricole nous permet de découvrir leurs interrogations, leur vision de l’agriculture, ce qui nous amène à nous remettre en question ! » raconte Sandie. « Nous devons tout faire pour que nos pratiques soient transparentes, pour que les consommateurs comprennent nos façons de travailler, nos valeurs. Nous expliquons aussi comment nous calculons nos prix de vente, et nous faisons goûter nos produits pour que les visiteurs appréhendent la différence de goût, les qualités nutritionnelles. »
Ces moments de rencontre et de partage ont été riches et instructifs pour tous, visiteurs et paysans organisateurs. « Une belle expérience qui donne envie de recommencer ! »

La sensibilisation des lycéens agricoles par  les animatrices/animateurs des ADEAR

Les animations organisées par les ADEAR  prennent la forme de :

  • présentation de l’agriculture paysanne, témoignages de paysans et paysannes ;
  • visite de ferme sur 1 journée ou ½ journée ;
  • conférence d’expert suivie de temps d’échanges.

Les thématiques abordées durant les interventions :

  • principes et valeurs de l’agriculture paysanne, le métier de paysan ;
  • installation et transmission ;
  • autonomie et environnement ;
  • semences ;
  • circuits courts…